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Les Embiez

L’ÎLE DES EMBIEZ, RETOUR SUR 60 ANS D’HISTOIRE

Achat embiez en 1958 par Paul Ricard

Il y a 60 ans, le 10 janvier 1958, on lisait en gros titre des Nouvelles Ricard : « UN NOUVEAU CENTRE DE TOURISME DANS LE GROUPE RICARD. L’île des Embiers* (ainsi nommée à l’époque), située au large du Brusc. »

Avant même cette annonce, alors que les négociations étaient encore en cours, l’information avait déjà fuitée dans la presse régionale et la presse parisienne qui avaient annoncé l’acquisition de l’île par une société civile immobilière du Groupe RICARD (la Société Paul Ricard). Toutes les suppositions étaient alors permises.

Les journaux s’accordaient cependant à dire qu’un merveilleux projet devait être en cours. Le lien avec l’île des Bendor, acquise par Paul Ricard 8 ans avant, fut vite trouvé, Le Provençal écrivait alors « Rappelons d’abord ce qu’a fait de Bendor le mécène. Tout y était désert il a sept ans et avouons-le abîmé par les campeurs. En 1951, M. Ricard y fit creuser le port, l’année suivante s’élevèrent des villas provençales ; la troisième, la petite île devint un jardin planté de fleurs et d’arbres… ». Le Méridional écrivait quant à lui dans ses colonnes : « Tout laisse supposer que M. Ricard fera à l’île des Embiers, aussi bien, sinon mieux, qu’à Bendor. Il va sans dire que rien ne sera négligé pour que les touristes qui viendront en villégiature dans l’île des Embiers trouvent à leur disposition tous les plaisir que peut procurer le voisinage de la mer ».

L’objectif de Paul Ricard était de faire de l’île des Embiez une « station touristique de l’an 2000 », une ambition forte pour l’époque (40 ans avant l’an 2000). Le challenge était grand et les attentes encore plus fortes.

En décembre 1959, Les Nouvelles Ricard annonçaient que les premiers « coups de pioche » des travaux portuaires venaient d’être donnés sur l’île des Embiez, à l’intérieur des anciens marais salants. C’est après quasiment 2 ans d’études approfondies, menées avec les services de l’Urbanisme et des Ponts-et-Chaussées, sur les vents, les courants et la position des digues notamment, que les travaux ont pu débuter. Le port fut pensé pour être un abri sûr par tous les temps, pour tous les bateaux, particulièrement bien protégé des vents. Pendant ce temps, l’île fut débroussaillée, le château restauré et la cave ainsi que son vignoble remis en état.

Alors que les travaux étaient en cours, l’île des Embiez était déjà décrite comme une oasis de calme, de verdure et de tranquillité ; 3 mots qui décrivent encore très bien l’île aujourd’hui. On y venait déjà à l’époque pour s’y reposer et vivre loin du bruit.

En été 1961, les visiteurs pouvaient profiter d’une route de corniche qui venait d’être tracée permettant de faire une balade agréable et variée passant des plages aux falaises, de la pinède aux maquis. D’importantes plantations avaient également été faites et 3 hectares de vignes avaient été replantés. Le téléphone, l’eau et l’électricité était acheminés à plusieurs points de l’île.

En mai 1962, la date d’inauguration de l’avant-port des Embiez était donnée, ce sera le 14 juillet, l’achèvement des travaux étant prévu pour octobre. L’inauguration se fit en présence du Maire de Six Fours, en charge de couper le ruban bleu, blanc, rouge inaugural, entouré du Commissaire Général au Tourisme, qui par sa présence (alors qu’il est en vacances), montra toute l’importance qu’il portait à ce projet pour le développement du tourisme varois.

Achat Embiez Paul Ricard 1958

L’année 1962 signe aussi une très belle année pour le rosé des Embiez, classé VDQS (Vin Délimité de Qualité Supérieure) Côtes de Provence. Avec une production de 160 hectolitres (contre 70 en 1961) produits grâce aux 9 hectares de vignes remis en état, la plus grande partie étant du rosé.

Le 1er mai 1963 le port Saint-Pierre des Embiez fut mis en eau. « Pour le plaisancier, c’est l’abri sûr, agréable, bien équipé, d’un accès facile et dans un cadre enchanteur. Les propriétaires de bateaux n’auront à craindre, ni le mistral, ni le vent d’Est qui sont, dans cette région, les vents les plus fréquents et les plus forts. (…). Pour le touriste et pour le vacancier, le port sera un centre d’animations très plaisant. Les hôtels, les restaurants, la rue artisanale, les promenades, (…) les plages toutes proches,  le feront rechercher comme station de villégiature. Et, cependant, à quelques centaines de mètre à peine, les amoureux de la nature retrouveront tout le charme et tout le pittoresque d’une île telle que les siècles l’ont lentement façonnée». Pouvait-on alors lire dans les Nouvelles Ricard.

Cette date prit l’allure d’un symbole : un centre de vacances et de loisir prenant naissance le jour de la fête du travail !

Ainsi, un yacht-club est créé durant l’été 1963 et baptisé en octobre le Yacht-Club des Embiez, lors d’une cérémonie spéciale en présence notamment d’Alain Bombard, d’amiraux, du président de la Fédération Française de Yachting, le président du Yacht-Club de France, de députés, de journalistes, de champions de voile et de nombreuses personnalités. De nombreux événements liés aux sports nautiques furent ensuite organisés, faisant de l’île des Embiez un haut lieu des sports et compétitions nautiques en présence de célébrités du milieu tel qu’Éric Tabarly.

Entre 1964 et 1965, des aménagements et des constructions étaient annoncées permettant l’accueil de congrès à effectif plus ou moins important, ainsi que pour développer les activités sportives et culturelles. Mais aussi la construction de 20 villas-studios, un snack… L’île des Embiez telle que nous la connaissons aujourd’hui continuait de se façonner.

Ainsi, durant l’été 1966, deux moyens de restauration existaient sur l’île des Embiez, le snack, sur le port qui proposait des grillades, simples en toute convivialité et le restaurant du Château avec vue panoramique sur le port et la côte. Côté hébergement, il y avait un Mas pour 2 ou 3 personnes, des cabines-couchettes pouvant accueillir jusqu’à 3 personnes, avec bloc sanitaire et les villas studios, surplombant le port : deux ou 3 pièces avec cuisinette équipée, le séjour et une salle d’eau.

1966 signe surtout l’année de création de l’Observatoire de la mer, connu aujourd’hui sous le nom d’Institut océanographique Paul Ricard, pour l’étude, la recherche et la défense quant aux problèmes de la mer. Avec également un rôle clé d’information auprès du grand public. Ainsi, des locaux, du matériel de laboratoire, des bateaux et tous les appareils nécessaires à l’observation de la surface et des fonds marins ont été mis à disposition des scientifiques, des savants et des chercheurs. Créé en partenariat avec Alain BOMBARD qui, après avoir protégé l’homme de la mer, s’est efforcé à protéger la mer de l’homme.

C’est durant l’été 1975 qu’est annoncée l’ouverture de l’Hôtel Hélios pour la saison suivante (76) ainsi que quelques-uns de ses appartements (16 studios et 16 appartements de type 4).

« L’Hélios, entre ciel et mer » Hélios est une divinité de la Grèce antique personnifiant le Soleil et la Lumière. Doté à l’époque de 64 chambres (61 chambres dont une suite aujourd’hui), d’un bar, un restaurant, des salons, une terrasse-solarium ainsi que de salles de réunion ainsi qu’une discothèque !

Aujourd’hui, l’île des Embiez met à disposition de ses vacanciers, plusieurs moyens de restauration,  d’hébergement et de nombreuses activités, tout en préservant son côté nature et sauvage, tel que l’avait désiré et créé Paul Ricard.

60 ans Embiez

*Le nom Embiez vient du terme latin « ambo » qui veut dire deux, soit l’archipel des deux îles. Son nom prit différentes orthographes au fil des siècles : Embers, Ambias, Ambies, Ambiers, Embiers puis enfin Embiez. Pour en savoir plus sur l’histoire de l’île avant son acquisition par Paul Ricard, consultez notre article : L’Histoire de l’île des Embiez

Le cassoulet aux haricots Tarbais

Cassoulet Tarbais

Le Cassoulet est un plat traditionnel français.

Il serait né, d’après la légende, à Castelnaudary, dans le midi, durant la guerre de Cent Ans (1337-1453). C’est Prosper Montagné, chef cuisinier français du siècle dernier, originaire de Carcassonne et auteur de nombreux ouvrages sur la gastronomie, qui rapporta cette légende.

Le Cassoulet tire son nom de l’occitan « caçola » qui signifie casserole, qui était en réalité à l’époque une terrine en terre cuite dans laquelle était notamment cuisiné ce plat. Fait à base de haricots blancs, il a besoin de mijoter longuement afin d’être fondant et est accompagné de plusieurs viandes.

La magie d’un Cassoulet réussi c’est le choix du haricot, le Tarbais, produit dans le sud-ouest de la France (les Hautes-Pyrénées, le Gers, les Pyrénées-Atlantiques ainsi que la Haute-Garonne). De grande taille, à la peau fine, sa chair est fondante et moelleuse. Reconnu pour sa qualité exceptionnelle, il est Label Rouge depuis 1997 et IGP depuis 2000.

Venez déguster notre Cassoulet fait maison aux haricots Tarbais, ce weekend du 2 et 3 décembre 2017, dans notre restaurant Chez Charles. Réservation au 04 94 10 98 70.

Si vous n’avez pas la possibilité de venir ce weekend, découvrez une idée de recette du Cassoulet à réaliser vous-même à la maison, et réservez votre table pour un autre weekend. Cliquez ici pour découvrir les autres plats faits maison proposés dans les prochains weekends.

Idée sortie : promenade sur l’île des Embiez, entre mer et provence, en France

Idée sortie embiez

Voici le programme de votre sortie du weekend, entre mer et Provence, que nous vous avons réservé pour cet hiver !

Vous vous levez, vous remarquez le beau soleil et ciel bleu qui illuminent déjà votre journée et vous vous dîtes que ce serait dommage de ne pas en profiter. Vous avez bien raison !
Vous appelez le 04 94 10 98 70 pour réserver votre table pour 12h au restaurant Chez Charles puis vous achetez vos tickets bateau en ligne pour profiter de la réduction e-billet en cliquant ici et direction le quai Saint-Pierre des Embiez à Six Fours (Le Brusc) avec toute votre famille pour prendre la navette de 11h40Vous prévoyez les chaussures de marche, les appareils photos et/ou les smartphones pour aller faire une balade l’après-midi et partager avec vos amis, sur les réseaux sociaux, les magnifiques paysages et couleurs qu’offrent l’île des Embiez à cette période de l’année.

Embiez

Arrivés sur l’île à 11h50, vous vous dirigez au restaurant Chez Charles, qui est en face du débarcadère et profitez de l’offre du weekend :

Des offres spéciales à 20€ TTC par personne, avec des plats faits maison, sont proposés tous les weekends jusqu’à début mars.
Après le pot au feu traditionnel et la choucroute de la mer, voici les prochains menus à ne pas manquer !

En décembre
Les 2 et 3 décembre : le traditionnel cassoulet aux haricots Tarbais accompagné d’un verre de vin rouge* du Domaine des Embiez cuvée sélection – En savoir plus sur le cassoulet
Les 9 au 10 décembre : la blanquette de veau à la crème, riz pilaf, avec un verre de Lillet blanc* en apéritif
Les 16 et 17 décembre : la souris d’agneau braisée aux épices douces. avec un verre de vin rouge* du Domaine des Embiez cuvée sélection
En janvier
Les 6 et 7 janvier : la souris d’agneau en cuisson de 7 heures, semoule aux épices douces. avec un verre de Lillet rouge* en apéritif
Les 13 et 14 janvier : la brandade de morue, salade, accompagnée d’un verre de vin blanc* AOP du Domaine des Embiez
Les 20 et 21 janvier : le boeuf confit, penne au jus, accompagné d’un verre de vin rouge* du Domaine des Embiez cuvée sélection
Les 27 et 28 janvier : l’aïoli de cabillaud avec un verre de Ricard* ballon en apéritif
En février
Les 3 et 4 février : les lasagnes, salade, accompagnées d’un verre de vin rosé* AOP du Domaine des Embiez
Les 10 et 11 février : le pot-au-feu traditionnel accompagné d’un verre de vin rouge* du Domaine des Embiez cuvée sélection
Les 17 et 18 février : la daube de boeuf, gratin dauphinois accompagnée d’un verre de vin rouge* du Domaine des Embiez cuvée sélection
Les 24 et 25 février : la paella à partager accompagnée d’un verre de rosé* AOP du Domaine des Embiez
En mars
Les 3 et 4 mars : le hachis parmentier de canard au foie gras, avec un verre de Lillet rosé* en apéritif

Restaurant Embiez

*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

L’Île des Embiez, une île connectée

Bonne nouvelle ! L’île des Embiez propose l’accès à internet en Wifi, et en plus ce service vous est offert ! Cela vous permet de rester connecté pendant votre escale sur l’île et de partager vos plus belles expériences ! 

Vous avez maintenant le choix entre 2 types d’escales :

  • Une escale connectée avec l’identifiant « WifiEmbiez » pour :

> PARTAGER vos photos et vidéos sur Facebook et Instagram avec les hashtags #embiez et #ilespaulricard.

> ACCÉDER aux informations pratiques sur notre site internet pour profiter pleinement de votre séjour.

  • Une escale déconnectée pour :

> S’ÉVADER naturellement sur l’île des Embiez

Paysage Ile des Embiez (3)

 

Les Îles Paul Ricard sont faites pour vous,
escale connectée ou déconnectée, à vous de choisir !

Sauvetage d’une tortue marine

tortue institut Paul Ricard

Le personnel de notre Institut océanographique Paul Ricard sur l’île des Embiez, a été appelé en urgence samedi dernier pour récupérer une tortue marine qui s’était échouée sur la plage des Charmettes au Brusc. Très affaiblie, elle a été placée dans un des bassins que possède l’Institut Paul Ricard, qui fait office de centre d’accueil, pour y passer la nuit. Le dimanche matin, le Centre d’étude et de sauvegarde des tortues marines de Méditerranée (CestMed) au Grau du Roi est venu la chercher. D’après leurs premières constatations, cela ferait plusieurs semaines, voire plusieurs mois, que cette tortue caouanne, une femelle d’environ 20 ans, a cessé de s’alimenter, probablement du a une ingestion trop importante de plastique ou à un hameçon coincé dans l’appareil digestif. Dès qu’elle sera capable de se réalimenter, elle sera remise en liberté. Des analyses plus poussées auront lieu dans leurs laboratoires, dont vous pouvez suivre l’actualité sur la page Facebook CESTMed. Depuis le début de l’année, c’est la 57ème tortue en difficulté qui est récupérée par le CestMed. Malheureusement, les constatations mettent toujours en cause les contenus gastriques de ces animaux, révélant une présence significative de plastique dans leur organisme (12 grammes en moyenne pour chaque spécimen).

Soyons tous vigilants, ne jetons pas nos déchets par terre, ramassons les détritus que nous croisons (sur nos routes, nos chemins, nos plages…), protégeons la nature, la mer et les espèces les plus vulnérables.

MAJ du 19/10/2016 : La tortue est malheureusement décédée en début de semaine, l’autopsie a révélé « une péricardite et une infection généralisée de l’appareil digestif ainsi que de nombreuses inflammations et blessures, notamment au niveau de l’intestin dû à l’ingestion d’un bas de ligne de pêche ».

tortue

 

Le Food-Truck : l’expérience américaine sur l’île des Embiez

food truck embiez
Cette véritable caravane Airstream des années 1980 vient tout droit des Etats-Unis. Totalement réhabilitée pour le street food, c’est LA nouveauté 2016 sur l’île des Embiez !

Située sur l’Esplanade Sainte Marthe, à deux pas de la plage des Salins, vous pourrez y déguster midi et soir d’authentiques burgers, sur place, face au port en profitant de la grande terrasse à l’ombre des palmiers et des parasols ou à emporter.

Les chefs les concoctent pour vous à la minute avec des produits frais et variés : une vraie alliance entre la qualité et la rapidité.

Laissez-vous tenter par le burger Embiez, garni d’un steak, de fromage de chèvre, de miel et de romarin accompagné de frites et ses sauces artisanales. Ou peut-être par Le tout canard, avec son steak de canard, son foie gras, son confit d’échalotes et sa sauce aigre douce.

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Au total, 6 burgers sont proposés chaque jour ! Il y en a pour tous les goûts.

Le Food-Truck a aussi pensé aux gourmands avec des douceurs sucrées : muffins, cookies, brownies et les fameuses glaces artisanales de Louise, le Glacier sauront régaler vos papilles !

Vous l’aurez compris, la convivialité et l’originalité sont au rendez-vous. Alors, êtes-vous prêts à vivre l’expérience américaine ?

Plus d’informations :
Etablissement saisonnier.
En juillet et août ouvert tous les jours, midi (12h00-15h00) et soir (18h00-21h00). Service boissons et glaces toute la journée. En septembre, o
uvert du jeudi soir au dimanche midi.

Tél. : 04 94 10 15 32

Expositions libres et gratuites en l’honneur des 50 ans de l’Institut océanographique Paul Ricard

Institut Paul Ricard
Ce 9 juillet 2016 ont été célébrés les 50 ans de l’Institut océanographique Paul Ricard, qui fut donc fondé en 1966 par Paul Ricard et Alain Bombard.

A cette occasion, deux superbes expositions ont été inaugurées et sont à découvrir durant tout l’été sur l’île des Embiez !

  • Exposition « Hippocampe », du 9 juillet au 20 août 2016 sur l’île des Embiez, salle Marcel Pagnol (entrée libre et gratuite)

Création originale du réseau du CPIE Bassin de Thau, cette exposition valorise les données récoltées depuis 10 ans sur l’Hippocampe, avec l’aide active notamment de l’Institut océanographique Paul Ricard.  L’exposition est itinérante, après une diffusion en Languedoc-Roussillon en 2015 (plus de 5 000 visiteurs), elle est aujourd’hui présentée sur lîle des Embiez. L’occasion de mettre en valeur la richesse et la particularité du territoire de Thau et de sa biodiversité abritant une grande diversité d’espèces… parmi lesquelles l’hippocampe !

Ludique & Insolite : Une boîte bleue de 90m2 vous invite à vous immerger dans le monde mystérieux de l’hippocampe.

Expo Hippocampes Embiez

 

  • Exposition « Plongée au cœur de la Méditerranée » (accès libre et gratuit)

Cette exposition, richement illustrée, est consacrée aux recherches menées en Méditerranée par l’Institut océanographique Paul Ricard, en partenariat avec d’autres organismes, ayant pour but de comprendre le fonctionnement de ses écosystèmes. Elle se décline en 15 panneaux consacrés à une facette de la beauté, l’étude, la gestion et la préservation des écosystèmes marins et de l’action de l’Institut Paul Ricard pour : éclairer, comprendre, protéger, modéliser, admirer…

Expo Mediterranée Embiez

L’Histoire de l’île des Embiez

EmbiezAncien

Le terme Embiez vient du latin « ambo » qui veut dire deux. Comprenez, l’archipel des deux îles : celle des Embiez et celle de la Tour Fondue. Son nom prit différentes orthographes au fil des siècles : Embers, Ambias, Embiers, Ambies, Ambiers, puis enfin Embiez

Les vestiges les plus anciens retrouvés sur l’île, preuve d’une présence humaine, remonteraient à 5 siècles avant Jésus Christ, probablement laissés par des pêcheurs ou des navigateurs. En effet, l’île des Embiez a, depuis toujours, été le refuge des amoureux et des professionnels de la mer. Elle a également subi les invasions des pirates.

A partir de 1068, les moines de l’Abbaye de Saint Victor commencèrent à exploiter les salins de l’île, qui s’étendaient alors de la pointe du Cougoussa à la pointe de la Tour Fondue. Le sel était, à l’époque, une denrée chère et précieuse, indispensable à la conservation des aliments, il était même qualifié « d’or blanc ». Pour récolter le sel, ils installèrent des murets en pierre sèche et des tables salantes dans une faible profondeur d’eau. C’est d’ailleurs à cette époque que les hébergements « Les Douanes » ont été construits et nommés en souvenir de cette partie de l’histoire de l’île. En effet, le sel était alors taxé par l’état, la « taxe gabelle » et c’est dans ces appartements qu’elle était récoltée par les « gabelous ».

 LesSalins

A partir de 1520, l’île a appartenu à la famille LOMBARD, un natif de Six-Fours. Barthélémy LOMBARD reprit l’exploitation des salins et obtint d’Henri IV la faveur que son domaine soit aménagé en « arrière-fief » ; sa famille put, à cette occasion, prendre le titre « de Sainte Cécile ». C’est de là que vient aujourd’hui le nom de la chapelle présente sur l’île. C’est également la famille LOMBARD qui fit planter la vigne dans les années 1580-1600. Puis, en 1602, ils entreprirent la construction du château, aujourd’hui propriété privée de la famille RICARD.

ChateauEmbiez

En 1720, après diverses successions, l’île fut rachetée par Michel de SABRAN (célèbre famille de Provence).

Puis en 1789, lors de la Révolution Française, l’île fut déclarée « bien national ».

Au début du 19ème siècle, l’île connut une période plus sombre car elle fut exploitée pour produire de la soude. Le sel marin était décomposé avec de l’acide sulfurique pour produire du sulfate de soude, ce qui provoquait des dégagements d’acide chlorhydrique qui devaient être méticuleusement récupérés car très toxiques. Le sulfate de soude était ensuite traité avec du charbon et de la craie afin d’obtenir le précieux carbonate de soude (utilisé pour la fabrication du savon à Marseille). Malheureusement, après un changement de propriétaire, trois ans plus tard, la récupération de l’acide chlorhydrique ne se fait plus correctement et cela engendra de nombreux dégâts sur la végétation environnante et la santé des populations alentours. L’usine de fabrication de soude fut ainsi définitivement fermée par arrêté préfectoral en juin 1847 (l’une des 1ères pétitions connues en France).

En 1862, le fort Saint-Pierre fut construit. Une plaque est toujours visible, au-dessus de l’entrée, qui rappelle la date d’achèvement des travaux, en 1867. Le fort abrite aujourd’hui l’aquarium et le musée de l’Institut océanographique Paul Ricard (fondé par Paul RICARD en 1966 mais baptisé ainsi en 1991).

FortSaintPierre

En 1901 commença l’exploitation du vignoble.
En 1922,
le vin produit sur l’île des Embiez était réputé de consommation locale, une fois mis en barils, il était transporté par bateau jusqu’à la côte.

En 1938, la production de sel sur l’île des Embiez prit fin, après une succession de propriétaires qui, tour à tour, exploitèrent les trois hectares et demi de salins, mais pour qui l’entretien et la gestion de ce petit site s’avéra de moins en moins rentables face aux sites d’Aigues-Mortes ou des salins de Giraud.

IllustrationEmbiez

A partir de cette date, l’île des Embiez devint un paradis pour les amateurs de plongée tels que Frédéric Dumas, Philippe Tailliez, Jacques-Yves Cousteau (« les Trois Mousquemers »).
En 1942, ils réalisèrent ensemble, aux Embiez et à la balise proche des Magnons, le premier film sous-marin français « Par dix-huit mètres de fond ».

Durant la dernière guerre mondiale, la production de vin prit fin et le vignoble fut donc abandonné, puis remis en état en 1947.

1958 : PAUL RICARD

Quand Paul Ricard achète les Embiez en 1958, il est sûr d’avoir trouvé « ce que la nature offre de mieux pour s’évader et rêver. Seuls restent un fort abandonné et une tour en ruine au sommet de laquelle des générations de vigies ont guetté les pirates…»* Il fait le vœu de « protéger ce paradis naturel et d’en faire une destination pour tous ceux qui aspirent à se ressourcer et à se retrouver, loin des foules et de la pollution du continent »*. Paul Ricard, visionnaire, imagine déjà la « civilisation des loisirs » comme une évidence. Il veut faire de l’île des Embiez « un haut lieu du tourisme international, un séjour idéal de repos et de vacances, avec tout ce qu’il faut pour être heureux : le silence, la décontraction, l’absence de circulation automobile, les joies de la mer, les promenades à pied ou à bicyclette (…)»*. Ces intentions sont claires : « Nous aménagerons cette île pour le bonheur des hommes. Nous y construirons avec art et avec amour, nous y planterons des arbres, y ferons pousser des fleurs, nous y érigerons des statues… »*.

Dès 1960, Paul Ricard entreprend la construction du port des Embiez, littéralement enclavé dans le nord de l’île (à la place des salins), pour en faire un abri quelles que soient les conditions météorologiques. Il fut mis en eau en 1963 et agrandi vers l’est dans les années 70 (entre la pinède du Canoubié et les terrains de pétanque). Accessible par tous les temps, il dispose aujourd’hui de 750 anneaux et peut accueillir jusqu’à 150 escales par jour en saison estivale.

Lors de son acquisition par Paul Ricard, l’île des Embiez comptait déjà 10 hectares de vignes. On savait que Paul Ricard avait créé la célèbre marque de boisson anisée, mais il produisit aussi du vin… et pas n’importe lequel, celui de son île.
En 1978, les vins du Domaine des Embiez furent labellisés « A.O.C Côtes de Provence » et « Vin de Pays du Var » (aujourd’hui connu sous le nom IGP). Aujourd’hui, le vin du Domaine des Embiez est en conversion bio.

L’île des Embiez est telle que Paul Ricard l’avait voulue, elle porte sa marque, celle d’un homme qui, dès les années 60, s’est battu pour le bien-être des Hommes, préserver la mer et protéger la nature. 

Pour en savoir plus sur l’Histoire des Embiez depuis son acquisition par Paul Ricard, lire notre article L’ÎLE DES EMBIEZ, RETOUR SUR 60 ANS D’HISTOIRE

L'île des Embiez photo aérienne paysage

*Extrait du livre « La passion de créer » écrit par Monsieur Paul Ricard

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