×

Les Embiez

Sauvetage d’une tortue marine

tortue institut Paul Ricard

Le personnel de notre Institut océanographique Paul Ricard sur l’île des Embiez, a été appelé en urgence samedi dernier pour récupérer une tortue marine qui s’était échouée sur la plage des Charmettes au Brusc. Très affaiblie, elle a été placée dans un des bassins que possède l’Institut Paul Ricard, qui fait office de centre d’accueil, pour y passer la nuit. Le dimanche matin, le Centre d’étude et de sauvegarde des tortues marines de Méditerranée (CestMed) au Grau du Roi est venu la chercher. D’après leurs premières constatations, cela ferait plusieurs semaines, voire plusieurs mois, que cette tortue caouanne, une femelle d’environ 20 ans, a cessé de s’alimenter, probablement du a une ingestion trop importante de plastique ou à un hameçon coincé dans l’appareil digestif. Dès qu’elle sera capable de se réalimenter, elle sera remise en liberté. Des analyses plus poussées auront lieu dans leurs laboratoires, dont vous pouvez suivre l’actualité sur la page Facebook CESTMed. Depuis le début de l’année, c’est la 57ème tortue en difficulté qui est récupérée par le CestMed. Malheureusement, les constatations mettent toujours en cause les contenus gastriques de ces animaux, révélant une présence significative de plastique dans leur organisme (12 grammes en moyenne pour chaque spécimen).

Soyons tous vigilants, ne jetons pas nos déchets par terre, ramassons les détritus que nous croisons (sur nos routes, nos chemins, nos plages…), protégeons la nature, la mer et les espèces les plus vulnérables.

MAJ du 19/10/2016 : La tortue est malheureusement décédée en début de semaine, l’autopsie a révélé “une péricardite et une infection généralisée de l’appareil digestif ainsi que de nombreuses inflammations et blessures, notamment au niveau de l’intestin dû à l’ingestion d’un bas de ligne de pêche ».

tortue

 

Le Food-Truck : l’expérience américaine sur l’île des Embiez

food truck embiez
Cette véritable caravane Airstream des années 1980 vient tout droit des Etats-Unis. Totalement réhabilitée pour le street food, c’est LA nouveauté 2016 sur l’île des Embiez !

Située sur l’Esplanade Sainte Marthe, à deux pas de la plage des Salins, vous pourrez y déguster midi et soir d’authentiques burgers, sur place, face au port en profitant de la grande terrasse à l’ombre des palmiers et des parasols ou à emporter.

Les chefs les concoctent pour vous à la minute avec des produits frais et variés : une vraie alliance entre la qualité et la rapidité.

Laissez-vous tenter par le burger Embiez, garni d’un steak, de fromage de chèvre, de miel et de romarin accompagné de frites et ses sauces artisanales. Ou peut-être par Le tout canard, avec son steak de canard, son foie gras, son confit d’échalotes et sa sauce aigre douce.

Untitled design-2

Au total, 6 burgers sont proposés chaque jour ! Il y en a pour tous les goûts.

Le Food-Truck a aussi pensé aux gourmands avec des douceurs sucrées : muffins, cookies, brownies et les fameuses glaces artisanales de Louise, le Glacier sauront régaler vos papilles !

Vous l’aurez compris, la convivialité et l’originalité sont au rendez-vous. Alors, êtes-vous prêts à vivre l’expérience américaine ?

Plus d’informations :
Etablissement saisonnier.
En juillet et août ouvert tous les jours, midi (12h00-15h00) et soir (18h00-21h00). Service boissons et glaces toute la journée. En septembre, o
uvert du jeudi soir au dimanche midi.

Tél. : 04 94 10 15 32

Expositions libres et gratuites en l’honneur des 50 ans de l’Institut océanographique Paul Ricard

Institut Paul Ricard
Ce 9 juillet 2016 ont été célébrés les 50 ans de l’Institut océanographique Paul Ricard, qui fut donc fondé en 1966 par Paul Ricard et Alain Bombard.

A cette occasion, deux superbes expositions ont été inaugurées et sont à découvrir durant tout l’été sur l’île des Embiez !

  • Exposition « Hippocampe », du 9 juillet au 20 août 2016 sur l’île des Embiez, salle Marcel Pagnol (entrée libre et gratuite)

Création originale du réseau du CPIE Bassin de Thau, cette exposition valorise les données récoltées depuis 10 ans sur l’Hippocampe, avec l’aide active notamment de l’Institut océanographique Paul Ricard.  L’exposition est itinérante, après une diffusion en Languedoc-Roussillon en 2015 (plus de 5 000 visiteurs), elle est aujourd’hui présentée sur lîle des Embiez. L’occasion de mettre en valeur la richesse et la particularité du territoire de Thau et de sa biodiversité abritant une grande diversité d’espèces… parmi lesquelles l’hippocampe !

Ludique & Insolite : Une boîte bleue de 90m2 vous invite à vous immerger dans le monde mystérieux de l’hippocampe.

Expo Hippocampes Embiez

 

  • Exposition « Plongée au cœur de la Méditerranée » (accès libre et gratuit)

Cette exposition, richement illustrée, est consacrée aux recherches menées en Méditerranée par l’Institut océanographique Paul Ricard, en partenariat avec d’autres organismes, ayant pour but de comprendre le fonctionnement de ses écosystèmes. Elle se décline en 15 panneaux consacrés à une facette de la beauté, l’étude, la gestion et la préservation des écosystèmes marins et de l’action de l’Institut Paul Ricard pour : éclairer, comprendre, protéger, modéliser, admirer…

Expo Mediterranée Embiez

L’Histoire de l’île des Embiez

EmbiezAncien

Le terme Embiez vient du latin « ambo » qui veut dire deux. Comprenez, l’archipel des deux îles : celle des Embiez et celle de la Tour Fondue. Son nom prit différentes orthographes au fil des siècles : Embers, Ambias, Embiers, Ambies, Ambiers, puis enfin Embiez

Les vestiges les plus anciens retrouvés sur l’île, preuve d’une présence humaine, remonteraient à 5 siècles avant Jésus Christ, probablement laissés par des pêcheurs ou des navigateurs. En effet, l’île des Embiez a, depuis toujours, été le refuge des amoureux et des professionnels de la mer. Elle a également subi les invasions des pirates.

A partir de 1068, les moines de l’Abbaye de Saint Victor commencèrent à exploiter les salins de l’île, qui s’étendaient alors de la pointe du Cougoussa à la pointe de la Tour Fondue. Le sel était, à l’époque, une denrée chère et précieuse, indispensable à la conservation des aliments, il était même qualifié « d’or blanc ». Pour récolter le sel, ils installèrent des murets en pierre sèche et des tables salantes dans une faible profondeur d’eau. C’est d’ailleurs à cette époque que les hébergements “Les Douanes” ont été construits et nommés en souvenir de cette partie de l’histoire de l’île. En effet, le sel était alors taxé par l’état, la « taxe gabelle » et c’est dans ces appartements qu’elle était récoltée par les « gabelous ».

 LesSalins

A partir de 1520, l’île a appartenu à la famille LOMBARD, un natif de Six-Fours. Barthélémy LOMBARD reprit l’exploitation des salins et obtint d’Henri IV la faveur que son domaine soit aménagé en « arrière-fief » ; sa famille put, à cette occasion, prendre le titre « de Sainte Cécile ». C’est de là que vient aujourd’hui le nom de la chapelle présente sur l’île. C’est également la famille LOMBARD qui fit planter la vigne dans les années 1580-1600. Puis, en 1602, ils entreprirent la construction du château, aujourd’hui propriété privée de la famille RICARD.

ChateauEmbiez

En 1720, après diverses successions, l’île fut rachetée par Michel de SABRAN (célèbre famille de Provence).

Puis en 1789, lors de la Révolution Française, l’île fut déclarée « bien national ».

Au début du 19ème siècle, l’île connut une période plus sombre car elle fut exploitée pour produire de la soude. Le sel marin était décomposé avec de l’acide sulfurique pour produire du sulfate de soude, ce qui provoquait des dégagements d’acide chlorhydrique qui devaient être méticuleusement récupérés car très toxiques. Le sulfate de soude était ensuite traité avec du charbon et de la craie afin d’obtenir le précieux carbonate de soude (utilisé pour la fabrication du savon à Marseille). Malheureusement, après un changement de propriétaire, trois ans plus tard, la récupération de l’acide chlorhydrique ne se fait plus correctement et cela engendra de nombreux dégâts sur la végétation environnante et la santé des populations alentours. L’usine de fabrication de soude fut ainsi définitivement fermée par arrêté préfectoral en juin 1847 (l’une des 1ères pétitions connues en France).

En 1862, le fort Saint-Pierre fut construit. Une plaque est toujours visible, au-dessus de l’entrée, qui rappelle la date d’achèvement des travaux, en 1867. Le fort abrite aujourd’hui l’aquarium et le musée de l’Institut océanographique Paul Ricard (fondé par Paul RICARD en 1966 mais baptisé ainsi en 1991).

FortSaintPierre

En 1901 commença l’exploitation du vignoble.
En 1922,
le vin produit sur l’île des Embiez était réputé de consommation locale, une fois mis en barils, il était transporté par bateau jusqu’à la côte.

En 1938, la production de sel sur l’île des Embiez prit fin, après une succession de propriétaires qui, tour à tour, exploitèrent les trois hectares et demi de salins, mais pour qui l’entretien et la gestion de ce petit site s’avéra de moins en moins rentables face aux sites d’Aigues-Mortes ou des salins de Giraud.

IllustrationEmbiez

A partir de cette date, l’île des Embiez devint un paradis pour les amateurs de plongée tels que Frédéric Dumas, Philippe Tailliez, Jacques-Yves Cousteau (« les Trois Mousquemers »).
En 1942, ils réalisèrent ensemble, aux Embiez et à la balise proche des Magnons, le premier film sous-marin français « Par dix-huit mètres de fond ».

Durant la dernière guerre mondiale, la production de vin prit fin et le vignoble fut donc abandonné, puis remis en état en 1947.

1958 : PAUL RICARD

Quand Paul Ricard achète les Embiez en 1958, il est sûr d’avoir trouvé « ce que la nature offre de mieux pour s’évader et rêver. Seuls restent un fort abandonné et une tour en ruine au sommet de laquelle des générations de vigies ont guetté les pirates…»* Il fait le vœu de « protéger ce paradis naturel et d’en faire une destination pour tous ceux qui aspirent à se ressourcer et à se retrouver, loin des foules et de la pollution du continent »*. Paul Ricard, visionnaire, imagine déjà la « civilisation des loisirs » comme une évidence. Il veut faire de l’île des Embiez « un haut lieu du tourisme international, un séjour idéal de repos et de vacances, avec tout ce qu’il faut pour être heureux : le silence, la décontraction, l’absence de circulation automobile, les joies de la mer, les promenades à pied ou à bicyclette (…)»*. Ces intentions sont claires : « Nous aménagerons cette île pour le bonheur des hommes. Nous y construirons avec art et avec amour, nous y planterons des arbres, y ferons pousser des fleurs, nous y érigerons des statues… »*.

Dès 1960, Paul Ricard entreprend la construction du port des Embiez, littéralement enclavé dans le nord de l’île (à la place des salins), pour en faire un abri quelles que soient les conditions météorologiques. Il fut mis en eau en 1963 et agrandi vers l’est dans les années 70 (entre la pinède du Canoubié et les terrains de pétanque). Accessible par tous les temps, il dispose aujourd’hui de 750 anneaux et peut accueillir jusqu’à 150 escales par jour en saison estivale.

Lors de son acquisition par Paul Ricard, l’île des Embiez comptait déjà 10 hectares de vignes. On savait que Paul Ricard avait créé la célèbre marque de boisson anisée, mais il produisit aussi du vin… et pas n’importe lequel, celui de son île.
En 1978, les vins du Domaine des Embiez furent labellisés “A.O.C Côtes de Provence” et “Vin de Pays du Var” (aujourd’hui connu sous le nom IGP). Aujourd’hui, le vin du Domaine des Embiez est en conversion bio.

L’île des Embiez est telle que Paul Ricard l’avait voulue, elle porte sa marque, celle d’un homme qui, dès les années 60, s’est battu pour le bien-être des Hommes, préserver la mer et protéger la nature. 

Pour en savoir plus sur l’Histoire des Embiez depuis son acquisition par Paul Ricard, lire notre article L’ÎLE DES EMBIEZ, RETOUR SUR 60 ANS D’HISTOIRE

L'île des Embiez photo aérienne paysage

*Extrait du livre « La passion de créer » écrit par Monsieur Paul Ricard

Newsletter Abonnez-vous